En août 1681, sous l'influence des missionnaires qui s'étaient établis dans son royaume, le roi de Siam, Phra Naraï envoya une ambassade auprès de Louis XIV. La délégation n'arriva jamais, son navire, le Soleil d'Orient ayant fait naufrage fin décembre 1681 ou début janvier 1682 vers le cap de Bonne Espérance. Inquiet et curieux de ne pas recevoir de nouvelles de ses envoyés, Naraï dépêcha deux dignitaires siamois pour s'informer en France de ce qui était advenu de ses ambassadeurs. Ils débarquèrent à Calais à la mi-octobre 1684, accompagnés par le missionnaire Bénigne Vachet. Ce prélat n'épargna pas ses efforts pour persuader Louis XIV que le roi de Siam, qui protégeait les chrétiens dans son royaume, envisageait de se convertir, qu'il y avait de grands profits à espérer pour la Compagnie des Indes dans le commerce avec le Siam, et qu'il était de l'intérêt de la France d'y envoyer à son tour une ambassade. Le marquis de Seignelay, secrétaire d'État à la marine, et le père de La Chaize, confesseur du roi, appuyèrent les vues de Bénigne Vachet pour convaincre le roi, tout de même assez réticent à l'idée de financer une expédition vers des contrées si lointaines. Ils y parvinrent, et le 3 mars 1685, les navires l'Oiseau et la Maligne quittaient le port de Brest pour conduire une ambassade de prestige auprès du monarque siamois.

On pourra lire dans cette section les relations de quelques acteurs majeurs de cette expédition.

 

Chaumont
 
 
 
 
 

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