Page de la relation de Jacques de Bourges

Chapitre XIV - Le séjour de Mgr l'évêque de Bérythe dans Siam et le commencement de sa mission.

Mgr l'évêque de Bérythe ne fut pas plutôt arrivé à Siam que le bruit s'en répandit assitôt dans le quartier des chrétiens ; ce qui l'obligea d'aller rendre civilité au capitaine de la nation portugaise (1) qui le reçut fort bien, prit le soin de lui faire trouver un logis proche du sien, et ayant fait donner avis à tous les prêtres et religieux qui sont en cette ville de son arrivée, la plupart d'eux vinrent lui rendre leurs visites, selon la coutume du pays.

Après avoir satisfait aux devoirs de la civilité, nous ne pensâmes qu'à nous prévaloir du repos que nous offrait le séjour de la ville de Siam. Il y avait plus d'un an que nous ne faisions que marche, avec beaucoup de fatigue et de distraction d'esprit ; c'est pourquoi nous crûmes avoir besoin de nous retirer de la conversation, et de garder la solitude. M. l'évêque de Bérythe nous en donna le premier l'exemple, par une retraite de quarante jours durant laquelle il s'appliqua à prévoir et à disposer les choses qui regardaient la mission dont il était chargé et de laquelle il était si proche. Nous l'imitâmes de notre côté, et après nous être un peu renouvelés par les exercices de la retraite, tout notre soin et notre occupation fut de nous adonner à la lecture et à l'étude de la langue de la Chine et de la Cochinchine, dont nous n'étions éloignés que de trois semaines. Dieu nous fit trouver deux chrétiens qui entendaient la langue portugaise et qui s'offrirent de nous enseigner ces deux langues. Ces deux bons chrétiens nous apprirent qu'il y avait dans Siam plusieurs Cochinchinois, dont les uns étaient chrétiens, les autres idolâtres, et quelques-uns renégats. À cette première découverte, M. l'évêque de Bérythe crut qu'il était de son devoir de donner commencement à sa mission, par l'instruction de ces Cochinchinois, qui étaient ses ouailles (2). C'est pourquoi, après les recherches nécessaires qu'il en fit, il trouva bien cent de ces Cochinchinois : aussitôt on avisa aux moyens de leur donner connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ crucifié, en quoi consiste la vie éternelle. Mgr l'évêque de Bérythe fit connaître au chef de cette nation qui était chrétien, ses intentions, et à plusieurs autres, qui reçurent les offres qu'il leur faisait de traiter avec eux du salut éternel, avec bien de la joie et du respect. Pour ce sujet on convint avec eux d'une maison où M. de Bérythe alla dire la messe de minuit, leur fit une exhortation en portugais, que plusieurs entendaient, et laquelle fut expliquée à ceux qui n'entendaient pas cette langue, par l'entremise d'un interprète. Ces commencements, quoique petits, n'ont pas laissé d'avoir des suites assez heureuses, pour récompenser les peines et les travaux que nous avions pris pour arriver à Siam. On aperçut bientôt les fruits que porte la parole de Dieu, quand elle est annoncée pour son amour. Ce petit troupeau de Cochinchinois, ramassé comme par hasard dans une ville étrangère, témoignait une ardeur incroyable à entendre parler de nos mystères, ce qu'il faisait assez connaître par l'assiduité et l'exactitude avec laquelle ils se rendaient tous aux jours destinés à l'instruction, dans la chapelle que nous avions fait dresser. Quoique pauvres, ou engagés aux affaires de leur commerce, ils quittaient tout pour nous venir entendre. Il me serait difficile de représenter quelle était notre joie de voir en ces païens de si bonnes dispositions, et quelle était notre ardeur pour seconder le zèle qu'ils faisaient paraître. Alors nous commencions de goûter le bonheur de notre vocation, et de comprendre combien s'étaient trompés ceux qui voulaient nous détourner de notre entreprise lorsque nous étions en France ; et combien les raisons avec lesquelles ils s'efforçaient de combattre notre résolution étaient vaines et mal fondées. Ils nous alléguaient la difficulté des chemins, et nous nous trouvions au bout de notre course en une parfaite santé : ils nous disaient que nous quittions des emplois assez assurés pour des entreprises incertaines, et nous faisions l'expérience du contraire par la facilité que nous trouvions à faire goûter les vérités du salut aux Cochinchinois de Siam. Quelqu'un sera peut-être curieux de savoir de quelle manière nous leur proposions les articles de notre religion, et si nous nous servions de raisonnements subtils et relevés. Certainement, il nous eût été difficile de nous en servir, ne nous expliquant que par interprète, et par la langue portugaise que nous ne savions qu'à demi, il nous était impossible de mettre en usage les beaux discours que nous eussions pu emprunter de la théologie et sur lesquels nous étions préparés dès la France. Nous étions dans la nécessité de ne nous prévaloir que de la simplicité de la foi. L'éloquence nous devint inutile, et nous y renonçâmes de bon cœur pour nous appuyer davantage sur Dieu, et de donner efficace à la parole qui est annoncée en son nom et pour sa gloire. Nous avons remarqué que la nue et simple proposition des vérités de notre sainte religion porte d'elle-même une impression divine, en sorte que l'esprit des païens, quoique rebelle et plein de ténèbres, en est extraordinairement touché, et s'ils résistent, c'est moins par le défaut de persuasion qu'elle ne soit véritable, que par l'opposition secrète de leurs cœurs qui sont engagés en des affections vicieuses et désordonnées. Cependant il y a trois choses qui font plus d'impression sur les infidèles : la première est quand on leur fait comprendre la vanité, la misère et l'impiété de l'idolâtrie ; la seconde quand on leur fait bien connaître la sainteté des lois que propose la religion chrétienne ; et la troisième est quand ceux qui les prêchent ne démentent point par leurs actions cette même sainteté ; et au contraire quand leur vie, leurs discours et leur conduite sont une expression fidèle de la pureté, de la sainteté et des vertus qui sont ou commandées ou conseillées par notre Seigneur Jésus-Christ, qui ne manque pas, selon les dispositions de sa miséricorde, d'ouvrir intérieurement les yeux de l'esprit de ces pauvres aveugles, par des grâces incompréhensibles, pour leur faire connaître la vérité des choses qui leur sont annoncées. Le christianisme contient de si grandes merveilles que l'on découvre aussitôt que c'est l'ouvrage de Dieu ; c'est assez que d'ouvrir les yeux, et de contempler la disposition de l'univers, pour être persuadé de l'existence et de la grandeur de son auteur. Quand l'esprit aidé de la grâce considère les vérités qui nous sont proposées par le Sauveur du monde, il découvre en elle des marques secrètes que Dieu en est l'auteur, il adore ces vérités, il les croit, et s'y soumettant, il éprouve qu'elles opèrent des effets miraculeux en lui, qu'il ne peut attribuer qu'à une cause surnaturelle.

Donc pour traiter utilement avec les Cochinchinois, nous leur proposions les obligations qu'ont tous les hommes de reconnaître Dieu leur créateur, de l'adorer, de le servir et de l'aimer. Nous leur représentions les soins continuels de sa providence, qui n'est pas moins magnifique que libérale à les combler de bienfaits pour les convier à son amour. Après, nous leur donnions une brève idée de la sainteté des lois de ce même Dieu, et de la nécessité de se soumettre à ces lois si justes et si saintes, pour arriver à la vie éternelle. Après, nous leur annoncions notre Seigneur Jésus-Christ, sa naissance, sa vie, ses miracles, sa doctrine, et enfin les mystère de sa passion, et la charité infinie qu'il a fait paraître à tous les hommes, aux pécheurs et aux infidèles, mourant pour leur salut, et principalement afin de bannir du monde les cultes impies de l'idolâtrie qui détruisent l'honneur qui est dû à Dieu son père, souverain seigneur de toutes choses.

Ces Cochinchinois témoignaient une incroyable avidité pour être instruits plus à fond de la vérité de ces choses, et trois fois la semaine, assistaient à notre catéchisme. Nous n'eûmes pas continué nos exercices quelque temps que plusieurs d'entre eux demandèrent publiquement le saint baptême, et d'être admis pour être instruits en particulier sur les points de notre croyance. Il est certain que si nous eussions voulu condescendre à l'extrême envie de ces bons néophytes, nous leur aurions donné le baptême après deux ou trois jours d'instruction : cependant diverses considérations nous obligèrent d'en user autrement, car il est de conséquence de n'admettre pas légèrement les païens au saint baptême.

Cette précaution nous a semblé d'autant plus nécessaire en ces quartiers-là, que la porte pour retourner à l'idolâtrie et au vice est toujours ouvertes ; que la religion reçoit beaucoup de préjudice de l'inconstance de ceux qui viennent à la quitter, ou qui en démentent la sainteté par leur vie déréglée, et qui ordinairement en deviennent les ennemis, la décréditent et en détournent les autres. Nous n'admîmes au saint Sacrement de baptême que ceux que nous vîmes bien instruits et touchés du désir de se convertir et de persévérer. Suivant cette maxime, nous éprouvâmes assez de temps les trois premiers qui se présentèrent au baptême, dont le premier fut nommé Joseph : c'est un homme âgé de trente ans, nous aperçûmes quelque chose d'extraordinaire en lui ; et depuis son baptême il a toujours fait de nouveaux progrès en la vertu. Peut-être qu'en considération qu'il est le premier sujet de la mission, il a reçu les prérogatives que donne ordinairement le droit d'aînesse.

Après avoir apporté la diligence nécessaire à bien préparer au baptême ceux qui le demandaient, nous n'avons rien trouvé de plus avantageux pour leur salut, que de leur enseigner l'usage des pratiques solides de la piété chrétienne, comme sont les différentes manières de bien prier, les actes d'adoration, d'amour de Dieu, de contrition de ses péchés ; comme aussi de méditer les bienfaits divins, l'amour que nous devons à Notre Seigneur Jésus-Christ, et de faire un saint usage des Sacrements qu'il a institués pour notre sanctification. Ils goûtaient ces enseignements avec bien de l'affection, et les mettaient aussitôt en pratique, et par le fréquent usage qu'ils faisaient de ces choses, ils devenaient de plus en plus fervents et attachés à la religion qu'ils venaient d'embrasser, et fortifiés contre la tentation de l'idolâtrie. Peu de temps après ces exercices, plusieurs gentils s'adressèrent à nous pour nous proposer leurs doutes et nous demander le baptême. Un père et une mère païens vinrent aussi nous déclarer qu'ils voulaient être chrétiens ; et pour gage de leur bonne et sincère intention, ils prièrent que l'on baptisât un enfant unique qu'ils avaient, en attendant qu'eux-mêmes seraient en état de recevoir la même grâce, qu'ils désiraient de tout leur cœur. On leur accorda cette juste demande avec bien de la joie, qui fut suivie bientôt d'une autre miséricorde de notre Seigneur, qui ayant dessillé les yeux de plusieurs païens, six d'entre eux firent la même protestation, en suite de quoi, ayant été instruits, et ayant fait connaître en eux de suffisantes marques de la conversion de leur cœur, ils furent baptisés, suivant l'ancienne pratique de l'Église, le Samedi Saint, reçurent le lendemain le Sacrement de Confirmation, et communièrent le dimanche suivant : nous en remîmes plusieurs autres, pour n'être pas assez instruits.

Une chose qui nous a le plus fait connaître ce que Dieu opère, et que les hommes opèrent peu pour la conversion des âmes, est de voir la manière dont plusieurs gentils ont embrassé la foi.

Quelques-uns sur la simple proposition des vérités premières de notre religion, sans autre examen, ont déclaré qu'ils voulaient l'embrasser, et comme nous n'étions pas encore accoutumés à ces conduites du saint Esprit, nous avions peine à les croire ; mais la suite ne nous en convainquait que trop. Ce serait ignorer le pouvoir de Notre Seigneur Jésus-Christ, et ce qu'il a fait autrefois, que de douter de l'efficace de ses inspirations ; pour appeler un de ses apôtres, il ne disait que cette seule parole, suis-moi ? Notre Seigneur continue de parler le même langage au cœur des païens, il leur dit secrètement, mais d'une manière puissante : Suis-moi ? c'est-à-dire, renonce aux idoles, adore le vrai Dieu.

Il est vrai que tous n'ont pas témoigné tant de docilité et de promptitude ; plusieurs ont fait paraître une opposition formelle ; cependant par l'assiduité qu'ils ont donnée à entendre la parole de Dieu, leur répugnance a été vaincue, et ils se sont soumis au joug aimable de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Un des missionnaires ayant aperçu une femme païenne près de la maison, lui fit demander si elle n'agréerait pas d'entendre parler de la religion du vrai Dieu, et de se faire chrétienne. Elle répondit qu'elle ne comprenait pas bien ce que c'était que cette religion du vrai Dieu ; que cependant c'était la religion que son cœur désirait, et que l'on eût à l'en instruire. On fit une pareille proposition à un gentil cochinchinois qui passait par la rue : il répondit qu'il ignorait ce que c'était que la religion chrétienne, mais que si on voulait l'instruire, qu'il était prêt de l'embrasser si elle lui paraissait raisonnable. On accepta volontiers son offre, on assigna un temps et un lieu pour lui parler, et après de suffisantes instructions et plusieurs conférences, il renonça au paganisme, reçut le saint baptême et fut nommé Luc.

Notre premier chrétien Joseph ne nous donnait pas de moindres preuves de sa ferveur que de son innoncence ; comme il logeait au-delà d'une grosse rivière, il la passait à la nage afin de se rendre à l'instruction, et depuis son baptême il évitait avec tant de soin le péché, que sa plus grande peine était de se préparer à sa confession faute de matière, bien qu'il s'examinât avec l'exactitude requise.

J'omettrai beaucoup de choses de cette nature qui se sont passées au sujet de l'instruction de ceux qui ont été baptisés : et si je rapporte la conversion de ce petit nombre de païens, ce n'est que pour en donner la gloire à Dieu seul, et afin que ceux qui croient que le salut des infidèles est si difficile, se désabusent, et qu'ils reconnaissent avec saint François Xavier, que si dans les terres des païens plusieurs périssent, c'est parce qu'il ne se trouve pas des prédicateurs qui leur enseignent le chemin du salut éternel : et quoique ce soit une vérité constante que l'homme ne peut prétendre aucune part dans l'ouvrage de la conversion du cœur de l'homme, c'est principalement de celui d'un païen, surtout dans les circonstances de celles que nous avons vues et dont nous ne faisons ici le rapport, que pour l'édification du lecteur chrétien et zélé pour la propagation du royaume de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous étions étrangers à Siam, et même mal voulus de quelques chrétiens, qui par un zèle de nation ne nous voyaient qu'avec peine (3). Nous n'entendions point la langue cochinchinoise ; nous apprîmes un peu de portugais pour bégayer les mystères de notre sainte foi à ces premières de nos ouailles vers lesquelles nous étions envoyés ; et cependant Dieu a voulu pour donner confiance à nos cœurs et en bannir toute crainte, que les premiers essais de nos catéchismes aient eu de si bons effets, qu'une grande partie de ces Cochinchinois a été baptisée, et un grand nombre d'entre eux qui étaient chrétiens et qui manquaient d'instructions, ou qui les avaient oubliées, ont été de nouveau instruits et tous confessés.

De tout ceci l'on peut tirer deux conséquences : la première qu'il y a des très grands biens à faire pour la conversion des infidèles dans ces royaumes orientaux où nous avons été envoyés (4), et la seconde, que pour faire ce bien, il faut moins de talent d'esprit que de bonne volonté, et plus d'appui en Jésus-Christ qu'en sa propre suffisance ; et que l'on avancera d'autant plus la conversion des païens que ceux qui seront appelés à ces emplois y viendront munis de solides vertus, préparés à souffrir pour Dieu, et résolus de se consumer pour le salut de leurs frères.

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NOTES

1 - Chaque nation établie à Ayutthaya avait un quartier réservé et élisait un chef (nai : นาย) qui la représentait auprès des autorités siamoises. Le chef du muban protuquet (หมู่บ้านโปรตุเกส), le village portugais, appelé capitão-mor en portugais, était peut-être à cette époque un commerçant nommé Francisco Barreto de Pina. Voir Rita Bernardes de Carvalho, La présence portugaise à Ayutthaya (Siam) aux XVIe et XVIIe siècle, Mémoire de Master de Sciences historiques, Philologique et Religieuse, École Pratique des Hautes Études, Paris, 2006.

ImageVestige du village portugais à Ayutthaya. 

2 - Pierre Lambert de la Motte avait été nommé vicaire apostolique de la Cochinchine le 17 août 1658. Il était donc normal qu'il s'occupât en priorité des populations relevant de son apostolat. 

3 - Dès le début du XVIe siècle, une série de conventions passées entre Rome et le royaume de Portugal déléguait à ce dernier l'administration des églises créées dans les pays nouvellement conquis ou colonisés. C'était le système du Padroado (Patronage), en vertu duquel l'évangélisation des populations indigènes était considérée comme une sorte de monopole portugais. En 1622, pour reprendre l'initiative et contourner le Padroado, le Vatican créa la Propaganda Fide (Congrégation pour l'évangélisation des peuples) et nomma des évêques in partibus infidelium, c'est-à-dire attachés à d'anciens diocèses tombés entre les mains des sarrazins, donc indépendant des diocèses portugais. Pierre Lambert de la Motte, évêque de Bérythe, était de ceux-là. On comprend donc que les envoyés des Missions étrangères n'étaient pas les bienvenus sur des terres que les prêtres portugais considéraient comme leur pré carré, d'autant qu'ils étaient établis depuis fort longtemps à Ayutthaya et y avaient déjà bâti trois églises.

Toutefois, la formulation de Jacques de Bourges est très euphémique, car les tensions entre les Portugais et les prêtres français étaient bien plus violentes que ce que le texte peut laisser entrevoir. La vie de Pierre Lambert de la Motte fut même menacée, au point qu'il offrit sa démission au Pape. Quoiqu'il semble incroyable que des catholiques puissent prendre un dessein si mauvais, comme est celui d'attenter à la vie d'un évêque, ils n'ont pas laissé néanmoins de le prendre à Siam, portés par une jalousie naturelle et croyant peut-être en cela rendre à leur prince un service agréable. (Lettre de Jacques de Bourges à la Propagande, 1664, citée par Launay, Histoire de la Mission de Siam, 1920, I, p. 30). 

4 - Certes, la foi peut déplacer des montagnes, mais on peut s'interroger sur l'aveuglement (l'inconscience ?) des missionnaires français et se demander dans quelle mesure ils avaient conscience que l'évangélisation des Siamois était un échec complet. C'est pourtant sur de telles affirmations trop optimistes, notamment du père Bénigne Vachet, que Louis XIV organisera quelques années plus tard des ambassades et enverra une armée pour coloniser le royaume, entreprise qui se soldera par un désastre. 

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