Notice sur la langue siamoise.

Page de la relation de Barthélémy Bruguière

Dans le vicariat apostolique de Siam, on parle plus ce vingt langues différentes. La plupart ont autant de rapport entre elles que le français et l'arabe, mais la connaissance de toutes ces langues n'est pas absolument nécessaire. Les plus répandues sont le portugais, l'anglais, le malais et le siamois. Je ne connais pas l'anglais. Le portugais tel qu'on le parle dans les Indes est très facile, c'est l'affaire de quelques jours. Le malais est une langue qui me paraît assez régulière. Elle est douce et harmonieuse, elle flatte agréablement l'oreille. Les Français l'apprennent en peu de temps ; trois mois suffisent pour parler passablement malais. Le peuple qui parle cette langue est mahométan, de la secte d'Ali (1), si je ne me trompe. Les Malais sont répandus dans toute la presqu'île de Malacca, dans toutes les îles de la Sonde, les Philippines, Andaman, Bornéo, etc. Les Malais font un peuple à part, ils diffèrent beaucoup de leurs voisins par leur physique, leurs mœurs et leur caractère. Il ne paraît pas qu'ils soient originaires du pays qu'ils occupent aujourd'hui. Les Siamois les appellent Quix (2) ; ce mot signifie étranger, advena.

Le siamois n'est pas aussi facile à apprendre que le malais. Cette difficulté a plusieurs causes, savoir : le défaut de grammaire, de dictionnaire et d'autres livres élémentaires ; la prononciation, la construction des phrases, les idiotismes, etc. Ces peuples n'ont aucune idée d'une grammaire, ils n'ont presque point de règles fixes, et on ne peut connaître le peu qu'ils en ont que lorsqu'on possède parfaitement la langue. Le siamois est une langue pauvre, qui n'a que très peu de mots : lorsqu'on veut parler des arts, des sciences et surtout de la religion, on ne trouve plus de termes, il faut avoir recours à des périphrases qui rendent rarement l'idée que l'on veut exprimer ; mais il y a beaucoup d'expressions pour représenter les objets les plus communs.

Cette langue est monosyllabique et dure ; elle a beaucoup d'aspirations, elle est chantante (ici on ne parle pas, on chante (3)). Les sons de cette langue sont par eux-mêmes clairs, distincts et bien articulés ; mais ils ne le sont plus dans la bouche d'un Siamois, toujours remplie de bétel, d'arec, de chaux et de tabac.

Le siamois à proprement parler n'a ni déclinaisons, ni genres, ni nombres ; il y a très peu de mots qui soient substantifs ou adjectifs de leur nature.

Pour exprimer les genres, ils ajoutent après le mot commun, ces expressions-ci qui est mâle… qui est femelle. Par exemple, [ma : ม้า] en siamois signifie cheval en général. Si je veux dire que j'ai un cheval, il faut que je tourne la phrase ainsi : Moi avoir cheval, être male, être un ; deux, trois : deux êtres, trois êtres. Si je veux dire que j'ai une jument, je dois m'exprimer de cette manière-ci : Moi avoir cheval, être ou substance femelle, être un. Pour désigner le pluriel indéfini, par exemple, J'ai des chevaux, on dit en siamois : J'ai cheval, plusieurs êtres. Leurs verbes sont actifs et passifs tout à la fois. Ils expriment le présent, le passé et le futur à l'aide de deux particules qu'ils mettent devant le verbe ; ils ont encore d'autres particules pour désigner les autres parties du discours, car le même mot est tout ce que l'on veut. Ainsi rac [rak : รัก] veut dire aimer, rac, j'aime, dai-rac [daï rak : ได้รัก] j'ai aimé, cha-rac [cha rak : จะรัก] j'aimerai, kovam-rac [khwam rak : ความรัก] l'amour, thi-rac [ti rak : ที่รัก] ou na-rac [na rak : น่ารัก] aimable, duai-rac [doi rak : โดยรัก], d'une manière aimable, rac [rak : รัก] aimant, tong-rac [tong rak : ต้องรัก], être aimé, dai-tong-rac [daï tong rak : ได้ต้องรัก], avoir été aimé . Dans cette langue les verbes n'ont que trois temps, en sorte qu'il n'est pas seulement difficile, mais même impossible d'exprimer toutes ces nuances que l'on trouve dans les verbes latins, français etc. Si la règle dont je viens de vous donner un exemple était fixe et invariable, on serait bientôt au courant, mais pas du tout ; pour un autre mot il faut adopter une autre formule. On peut cependant regarder cette règle comme générale.

La langue siamoise n'a point de verbes inchoatifs, augmentatifs et fréquentatifs. Il y a cependant des verbes composés. Par exemple, au [ao : เอา] veut dire prendre, ma [ma : มา] veut dire venir. Si on veut réunir au à ma (au-ma [ao ma : เอามา), on formera un verbe qui signifiera rapporter. Si on réunit au à pai [pai : ไป] qui veut dire aller, partir, on aura un verbe qui signifiera emporter. Dans les verbes composés, le régime direct se met au milieu et le régime indirect se met à la fin du verbe. Ainsi, si je dis à un domestique siamois : Apporte-moi ce livre ou bien Porte ce livre à moi, il ne m'entendra pas, il me répondra à coup sûr : Père, dire quoi ? moi point comprendre. J'aurai cependant employé des expressions siamoises ; mais si je renverse la phrase de cette manière : Toi prendre livre volume, cela venir à moi, il comprendra clairement ce que je lui dis ; mais je ne sais pas si vous l'auriez entendu vous-même.

Le défaut de déclinaisons et de conjugaisons oblige les Siamois à suivre l'ordre naturel des idées dans la construction des phrases ; ils placent toujours le sujet au commencement, ensuite le verbe et son complément. Lorsque la proposition a un sens complexe, ils unissent immédiatement au mot qui exprime l'idée principale tous les autres mots qui servent à en restreindre ou simplement à en développer la signification. Cette langue n'admet pas les longues périodes. Une phrase qui a un peu d'étendue jette une telle confusion dans le discours qu'il est impossible d'y rien comprendre. Il faut toujours marcher à pas comptés, et traîner avec soi une quantité de particules qui ne changent jamais, ce qui produit une construction monotone et fastidieuse.

Voici une phrase à la façon siamoise, je la prends au hasard dans le Nouveau Testament : Prince trois personnes interrogeant, avoir demandé disant Monseigneur très grand Roi, dominateur, Seigneur de la Judée, lequel depuis peu être né ; cela étant ainsi, Monseigneur en quel lieu, en quel endroit être né ; car nous avoir vu l'étoile de Monseigneur dans les régions du côté de l'orient ; nous alors venir nous courber, offrir nos hommages à Monseigneur. Quand le roi Hérode avoir entendu cela, ainsi le roi Hérode alors avoir été troublé, etc. Voici le français : Les Mages dirent : En quel lieu est né le Roi des Juifs ? nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. À ces mots, Hérode fut troublé (4).

C'est une élégance en siamois de répéter continuellement le mot qui exprime la dignité de celui à qui l'on s'adresse, et le mot qui exprime les sentiments respectueux de celui qui parle. C'est encore un trait d'élégance de commencer toutes les phrases d'une narration par cette formule : Après cela aussi, ou bien Aussi dire ; ainsi ces trois mots de César : Veni, vidi, vici paraîtraient des expressions triviales à un bel esprit slamois. Il dira : Nous être venu, après cela nous avoir vu, après cela nous avoir vaincu. La précision n'est pas une des qualités de cette langue.

C'est bien autre chose quand ils traitent un sujet relevé ; ils prennent alors un ton emphatique, ils entassent l'un sur l'autre plusieurs mots synonymes qu'ils entremêlent de quelques termes tirés de la langue bali, qui ont d'autant plus de mérite que les auditeurs les entendent moins. J'ai sous les yeux un morceau de ce genre extrait d'un manuscrit siamois ; l'auteur a voulu faire du sublime, le voici : Quoiqu'en effet, cela être lieu, lieu qui être plein toujours, toujours, toujours avec ténèbres, ténèbres de la mort, couvrir, couvrir là cependant aussi, être survenu, être arrivé le tumulte, le tumulte, le tumulte, le tumulte, le tumulte s'étendant tout enfer, quand, quand, quand Dieu très-grand Jésus avoir ressenti douleurs, misères, souffrances jusque la mort plus que quand, quand, lucifer lui faire la culbute, tomber d'en haut, venir du ciel. Croiriez-vous que l'auteur a voulu traduire littéralement cette phrase, tirée d'un livre imprimé en Europe : Quoique l'enfer soit toujours un lieu de trouble, cependant le tumulte qui s'éleva lorsque Jésus-Christ mourut, fut plus grand que lorsque lucifer fut chassé du ciel. Quelques voyageurs français qui sont en possession, comme leurs compatriotes, de n'admirer que ce qu'ils n'ont pas chez eux, trouveront cela admirable : soit, cependant malgré leur témoignage et ma bonne volonté, mon mauvais goût ne m'y a fait apercevoir jusqu'ici que du galimatias.

La plus grande difficulté vient de la prononciation. Un mot écrit de la même manière a souvent plusieurs significations différentes, et quelquefois opposées, selon que l'on élève ou baisse le ton. En voici un échantillon : Être près : ju-klai [yu klai : อยู่ใกล้] ; être loin : ju-klai [yu klai : อยู่ไกล] ; Qui est-ce qui vend des œufs dans la forteresse ? personne ; le vendeur est malade : khai khai, khai kai nai khai ? ha mi khai pha-khai khai [khrai khai khai khai nai khai ? ha mi khrai [mai] phokha khai : ใครขายไข่ไก่ในค่าย หามีใครไม่พ่อค้าไข้] (5). Je pourrais multiplier les exemples, je me contenterai d'en citer encore un seul et je finis : On dit que près de l'ancienne ville de Juthia, on voit neuf montagnes qui ont la forme d'une corne de bœuf ; dans l'intérieur de la ville, on vend une espèce de riz blanc qui produit une grande démangeaison au genou, laquelle oblige de se gratter. Un Siamois dira : Kau bok elai meuang kau-ko mi phu-khau kau an pen rup-khau ko-kau khrung leeu mi khau khau thi tham hai khau kan hua khau. [khao bok arai mueang kao ko mi phukhao kao an pen rup khao kho khao krung mi khao khao thi tham hai khao khan hua khao : เขาบอกอะไร เมืองเก่าก็มีภูเขาเก้าอันเป็นรูปเขาโคเข้ากรุงมีข้าวขาวที่ทำให้เขาคันหัวเข่า] (6). Je défie tous les Français qui ne connaissent pas la langue de prononcer ces différents khau de manière à être compris par un Siamois. Mais un indigène en montant ou descendant la gamme avec ses dièses et ses bémols, aspirant, prolongeant, abrégeant les sons, parviendra à se faire entendre distinctement de tous ses compatriotes. Je dis de ses compatriotes, car ils ont de si légères nuances dans quelques-uns de leurs tons qu'un Européen a toutes les peines du monde à les saisir.

On distingue six tons dans cette langue : Le très bref ( : ), le bref ( u ), le long ( — ), le haut ( ´ ), le bas ( ` ) et le moyen. Pour marquer que l'o est fermé, les Siamois mettent par - dessus un accent circonflexe ( ô ). Le ton très-bref vaut un quart ou un tiers de note de plain-chant, le bref une demi-note, le long vaut près de deux notes. Quand le ton moyen est sur le sol, le ton le plus haut monte au si et le plus bas descend au  ; mais ces tons ne sont pas bien pleins ; ils glissent même sur les notes intermédiaires pour monter du sol au si ou pour descendre au . Les signes dont je viens de parler ne sont en usage que parmi les chrétiens qui se servent de l'alphabet romain ; les Siamois ont la valeur des tons de differents sons mêlée et fondue pour ainsi dire avec leurs caractères. Quelque difficile que soit cette langue, on l'apprend néanmoins bientôt. La nécessité de parler est cause que l'on fait plus de progrès en peu de mois dans ce pays-ci, qu'on n'en ferait en France dans dix ans. Après six mois d'études sérieuses, un jeune missionnaire peut facilement expliquer tous les livres, il peut prêcher, confesser, etc. ; il ne parlera pas purement sans doute, il prononcera mal, mais enfin on l'entendra et on le comprendra, ce qui est suffisant.

Les Siamois écrivent comme nous de gauche à droite, ils se servent d'un style de bois ; leurs livres sont une espèce de carton plié en zig-zag à peu près comme les marchands plient leurs pièces de drap. Ils écrivent avec de l'encre ou de la craie, selon que le carton est blanc ou noir. Je vous ai parlé plus haut de la langue bali, c'est principalement du bali que les Siamois tirent leurs formules quand ils parlent aux princes, etc. ; car ils ont plusieurs langues ; il y en a une pour le peuple, une pour le roi, etc. Et malheur à celui qui se serait servi d'une expression vulgaire, quelque respectueuse qu'elle fût d'ailleurs, en s'adressant à une personne constituée en dignité ; on ne lui pardonnerait pas aisément cette méprise (7).

Les Siamois ont un alphabet qui a beaucoup de rapport avec le nôtre, et qui est composé de cinquante quatre caractères. Ils comptent trente-huit consonnes et seize voyelles. Ils n'ont pas les sons ze, xe, ja, jo, ga, tels que nous les avons en français. Ils ont quatre consonnes que nous n'avons pas dans notre langue. Les chrétiens expriment la première de ces consonnes par le caractère xe, mais ils la prononcent comme les Portugais. La seconde est représentée par les deux caractères ch, on prononce cette consonne comme un Français prononcerait tch, par une seule émission de voix. La troisième est représentée par la consonne je, les Siamois la prononcent comme les Espagnols et les Portugais la prononcent dans Jérusalem et Jérémie. Ils représentent la quatrième par les deux consonnes ng ; le son désigné par cette consonne a beaucoup de rapport avec le mugissement du taureau. Les Européens ont de la peine à la bien prononcer. Lorsque les chrétiens siamois veulent aspirer le K le P et le T (ils n'ont pas d'autres consonnes aspirées), ils mettent un he immédiatement après. Observez, je vous prie, que ph ne fait point fe, ce n'est qu'unp aspiré. Leur r a toujours un son doux. Ils ne le prononcent jamais comme nous dans les mots erreurs, irriter ; les Siamois écrivent ainsi leurs voyelles en caractères européens :

 
a e ee ì o ô ó au a
Voici leur valeur :
a é ai i o au eu u aou ou

Consonnes en caractères siamois avec leur valeur :

Consonnes siamoises

Voyelles en caractères siamois avec leur valeur en notre langue :

Voyelles siamoises

Voici l'oraison dominicale en siamois et en caractères européens, avec la traduction interlinéaire ; je tâcherai de rendre mot à mot la valeur des termes siamois.

Prôt Phraphuthi Bidaheeng kha-phàchaù Thâng la'i,thân jû savân
Ô Dieuauguste pèredes serviteursde Monseigneur tous,Seigneur être au ciel
hai namaxù Phra:puthi Bidaxalo'ng rùng ru'angpâi mu'ang Phraputhi Bida
que nom Dieu :auguste pèreSanctifié glorifiéaller royaume Dieuauguste père
khròp khrongnan khòhai ma thûng,khó hai leeunu'ng
gouverneurcela demanderque venir jusque,demander que sefasse
nam phra hủ'rûthainâ: pheen dinsamo' nâ: savânahán liangkhà phà chaù
volonté de Dieusur surface terrecomme dans ciel,Nourriture nourrirServiteur de Monseigneur
thuk vánkhò phra:tannâ: calavân ni,khò
tous joursdemander accorderdans tempsjour celui-cidemander
phra: mahácarunaprôt jôcnikhà phà chaù,
Dieu très grandmiséricordieuxdaigner remettredettesserviteur de Monseigneur
mu'an khàphà chaùprôt kee khâukhòmelta prani Phra:
comme serviteurde Monseigneurremettre à euxdemandermiséricordieux Dieu
phuthi Bidachaù khàja la:vangkhà pha chaù,
auguste pèreseigneur de serviteurne pointabandonnerserviteur de Monseigneur
nâi pa chônlò luangthôt-long prakan dâi,tee và vàikhà phà chaù
dans tentationtrompeusetromper quiconquemais queserviteur de Monseigneur
thâng lai,phôn chac phûoînnaraiAmen 
tous délivrerde ce quimalAinsi soit-il 

Voilà la prière que font tous les enfants de l'âge de six à sept, et ils la comprennent, du moins quand ils sont parvenus à l'âge de dix à douze ans. Les Birmans écrivent comme les Siamois, mais leurs caractères ont presque tous la forme d'un o.

Les Malais ont les caractères arabes, ils écrivent de droite à gauche comme les Juifs. Leurs livres commencent où les nôtres finissent. Les Tonkinois et les Cochinchinois ont les caractères chinois et écrivent de même, c'est-à-dire de haut en bas.

Nous avons dans l'Inde ce gros dictionnaire qui a paru en France depuis quelques années, et que l'on trouve dans presque toutes les bibliothèques. Un lettré chinois m'a dit qu'il était bon, mais il ne peut être d'aucune utilité à nos missionnaires qui veulent aller en Chine, parce que tous les mots qu'il contient appartiennent à la langue mandarine que le peuple ne parle pas.

NOTES

1 - Ali ibn Abi Talib, cousin de Mahomet. Il est à l'origine de la branche chiite de l'Islam. Aujourd'hui, la Malaisie est très majoritairement sunnite, et les chiites y sont même régulièrement inquiétés, voire persécutés. 

2 - Sans doute khaek (แขก), qui signifie effectivement étranger, visiteur, hôte, mais également, d'après Jean-Baptiste Pallegoix : Maure, musulman (Dictionarium Linguæ Thaǐ sive Siamensis […], 1854, p. 286). D'après les exemples que donne Mgr Pallegoix, il semble que ce mot ait été utilisé comme préfixe pour désigner les peuples musulmans asiatiques : Khaek thèt (แขกเทษ : Malabarais), Khaek Kula (แขกกูลา : Indien), Khaek malayu (แขกมลายู : Malais), etc. 

3 - Le thaï utilise cinq accents de voix, l'aigu, le moyen, le grave, l'accent ascendant et l'accent descendant. Les professeurs recommandent souvent d'imaginer trois notes séparées entre elles d'un ton, et de chanter davantage que de parler. Ces intonations sont très importantes, et des mots qui se ressemblent beaucoup pour une oreille occidentale peuvent prendre des significations très différentes selon la façon dont ils sont prononcés. Dans son Journal du 23 mai 1685, l'abbé de Choisy écrivait : Vous ne croiriez peut-être pas que le peu de musique que je sais me facilite la prononciation siamoise. 

4 - Évangile selon saint Matthieu, 2, 1-3. 

5 - Nous avons emprunté cette transcription à l'article de MM. Breazeale et Smithies Description of Siam in 1829 (Journal of the Siam Society, vol. 96, 2008, p. 168). 

6 - Nous avons emprunté cette transcription à l'article de MM. Breazeale et Smithies Description of Siam in 1829 (Journal of the Siam Society, vol. 96, 2008, p. 169). Cette phrase en forme d'exercice de diction joue sur les homonymes de khao (เขา), 3ème personne du singulier, il, on, mais aussi montagne et corne, kao (เก่า) : vieux, ancien, kao (เก้า), le chiffre neuf, khao (ข้าว), le riz, khao (ขาว), la couleur blanche, etc. 

7 - Il existe en Thaïlande, encore aujourd'hui, un langage particulier pour s'adresser au roi ou aux membres de la famille royale, le rachasap (ราชาศัพท์), largement composé de mots palis ou sanscrits. 

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